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VINGT-ET-UNIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

2017-08-27

VINGT-ET-UNIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE


VINGT-ET-UNIÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

YEAR A

Première lecture : Isaïe 22, 19-23

Psaume : Psaume 137(138), 1-3.6.8

Deuxième lecture : Romains 11, 33-36

Évangile : Matthieu 16, 13-20

PRIER

Psaume 137(138), 1-3.6.8

De tout mon cœur, Seigneur, 

je te rends grâce : 

tu as entendu les paroles de ma bouche. 

Je te chante en présence des anges, 

vers ton temple sacré, je me prosterne. 

Je rends grâce à ton nom 

pour ton amour et ta vérité, 

car tu élèves, au-dessus de tout, 

ton nom et ta parole. 

Le jour où tu répondis à mon appel, 

tu fis grandir en mon âme la force. 

Si haut que soit le Seigneur, 

il voit le plus humble. 

De loin, il reconnaît l’orgueilleux. 

Seigneur, éternel est ton amour : 

n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

LIRE LA PAROLE

PREMIÈRE LECTURE
Isaïe 22, 19-23

Parole du Seigneur adressé à Shebna le gouverneur : « Je vais te chasser de ton poste, t’expulser de ta place. Et, ce jour-là, j’appellerai mon serviteur, Éliakim, fils d’Helcias. Je le revêtirai de ta tunique, je le ceindrai de ton écharpe, je lui remettrai tes pouvoirs : il sera un père pour les habitants de Jérusalem et pour la maison de Juda. Je mettrai sur son épaule la clef de la maison de David : s’il ouvre, personne ne fermera ; s’il ferme, personne n’ouvrira. Je le planterai comme une cheville dans un endroit solide ; il sera un trône de gloire pour la maison de son père. »

DEUXIÈME LECTURE
Romains 11, 33-36

Quelle profondeur dans la richesse, la sagesse et la connaissance de Dieu ! Ses décisions sont insondables, ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de lui, et par lui, et pour lui. À lui la gloire pour l’éternité ! Amen.

ÉVANGILE
Matthieu 16, 13-20

En ce temps-là, Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. » Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

ENTENDRE LA PAROLE

THÈME : « Les choix de Dieu »

Dieu a une façon unique de s’y prendre avec les êtres humains et de diriger l’histoire. La liturgie de ce jour nous aide à prendre conscience de cette réalité, en évoquant quelques-uns des choix particuliers et surprenants opérés par le Seigneur.

La première lecture est résolument enracinée dans l’histoire de Juda et de Jérusalem. On pense que l’oracle se réfère aux événements survenus en 701 avant Jésus-Christ, lorsque la ville se préparait à une attaque de l’Assyrie en représailles à une rébellion israélite contre l’occupation de son territoire par cet empire. Le roi Ézéchias, qui régnait sur Jérusalem à cette époque, avait remporté une victoire en conquérant l’indépendance de son territoire pour une brève période. Mais les Assyriens revinrent pour se venger et la ville se préparait à un état de siège. Manifestement, les habitants de Jérusalem ainsi que le maître du palais nommé Shebna, chargé de préparer la défense, étaient certains que la ville aurait la capacité de repousser ses ennemis et de garantir sa sécurité. La confiance de Shebna était telle qu’au lieu de continuer à renforcer les défenses de la cité, il s’occupa de ses projets personnels, comme de se faire construire un superbe tombeau pour lui-même et sa famille (Is 22, 16). Pour lui, il n’y avait aucun doute : il mourrait dans la ville et y serait enterré pour y reposer. Sa confiance était partagée par les habitants de Jérusalem qui se livraient à des célébrations et à des fêtes, oubliant la repentance et l’observance religieuse (Is 22, 12-13). Cette attitude peut trouver deux explications : soit ils ne faisaient pas confiance à Dieu pour les protéger, soit ils s’appuyaient totalement sur les défenses de Shebna et sur l’alliance conclue avec l’Égypte (Is 22, 5-10). Dans l’un comme dans l’autre cas, ni lui ni le peuple de Jérusalem ne semblaient réaliser que Dieu avait peut-être ses raisons de laisser faire les Assyriens –c’est-à-dire que l’agression de ces derniers était la conséquence des infidélités et de la mauvaise conduite des Israélites. Isaïe critiquait la confiance mal placée de Shebna et tous ses préparatifs qui témoignaient de son ignorance de Dieu et de la non-prise en compte de ses desseins (22, 11). En retour Dieu, parlant par la bouche d’Isaïe, déclara que Shebna n’était pas fait pour gouverner. Il devait être démis de ses fonctions et remplacé par un autre responsable capable d’assurer un leadership sain, selon le modèle du roi David. Ce nouveau chef, Élyaqim, s’acquitterait de sa tâche de gouverneur avec compétence. Il lui serait conféré l’autorité d’« ouvrir » et de « fermer ». Autrement dit, il allait agir conformément aux décisions et aux desseins de Dieu. L’incapacité ou le refus de Shebna de comprendre la volonté divine, l’avait rendu aveugle quant aux projets du Seigneur. À l’évidence il privilégiait ses choix et ses désirs personnels.

Dans la deuxième lecture, Paul conclut la section de la lettre aux Romains où il traite largement de la question du rejet de Jésus par Israël et de ses conséquences. Nous avons réfléchi sur ses propos lors des deux dimanches précédents. Dans ses ultimes paroles sur la question, Paul fait monter une louange à Dieu pour la sagesse et la science dont il a fait preuve en dirigeant l’histoire d’Israël de façon à rendre possible l’intégration des Gentils dans le peuple qui est le sien. Il reconnaît la totale autonomie de Dieu qui élabore librement ses desseins et mène l’histoire à sa façon même s’il est le seul à vraiment comprendre ce qu’il fait et la manière dont il le fait. Les voies du Seigneur et ses choix restent mystérieux et Paul affirme que personne n’a jamais pu comprendre d’emblée ce qu’il était en train d’accomplir. C’est seulement après avoir réfléchi profondément sur ce que Dieu a opéré dans le Christ, que l’Apôtre comprend la nature du projet immuable de Dieu : à savoir, le salut des Juifs et des Gentils. Cela le conduit à exprimer sa louange en des mots qui reconnaissent humblement que les desseins du Seigneur, malgré leur caractère a priori mystérieux, ont toujours été orientés vers le salut ultime de l’humanité entière.

Le texte évangélique de ce jour est composé de deux parties distinctes. La première est la fameuse « confession de Pierre » ; non pas la confession de ses péchés mais de sa foi. En réponse à l’interrogation de Jésus, l’apôtre identifie correctement son Maître comme le Messie (le Christ) et le Fils de Dieu. Ses paroles manifestent une compréhension profonde de l’identité de Jésus ainsi que de l’objectif de sa mission –en tant que Messie, il est chargé de mener à bien les projets de Dieu sur la terre.

La seconde partie de ce texte pourrait être intitulée « la confession relative à Pierre ». Ici, c’est Jésus qui fait une déclaration au sujet de Pierre et de sa mission. Ce dernier se verra confier la responsabilité de la nouvelle communauté chrétienne, laquelle est appelée « Église » pour la première fois dans le Nouveau Testament. Dans sa charge, Pierre aura l’autorité nécessaire pour « lier et délier » sur la terre et dans le ciel. « Lier et délier » est une expression juive qui signifie poser les règles et définir les devoirs que les membres de la communauté devront suivre et honorer. L’autorité de Pierre s’étendra à la communauté entière comme en Matthieu 18, 18 où le même pouvoir lui est donné. Ce qui signifie que Pierre et la communauté chrétienne sont chargés de discerner la volonté de Dieu et de l’accomplir sur la terre. Les décisions prises ainsi sont tellement signifiantes qu’elles lieront non seulement sur la terre mais également dans le ciel. Ce qui veut dire également que Dieu approuvera les décisions prises par la communauté en son nom. Une telle autorité est un don terrifiant mais c’est aussi une grande responsabilité. Il est intéressant de constater que ces privilèges sont octroyés à un individu déficient et à une communauté imparfaite. De fait, Pierre se révèlera bientôt comme un homme à l’engagement fragile. Il se montrera déloyal envers Jésus qu’il trahira pour sauver sa propre peau. De même, la communauté décrite en Matthieu 18 faisait face à des problèmes internes de l’ordre du scandale et de la division ; ce qui a conduit l’évangéliste à donner des avertissements sévères contre ceux et celles qui scandalisent les autres ainsi que des instructions détaillées sur la réconciliation et le pardon. L’Évangile d’aujourd’hui montre que Dieu continue à déléguer sa propre autorité à des personnes et des communautés imparfaites. L’autonomie de Dieu et sa liberté de choisir les individus et les groupes qui mèneront à bien ses desseins, ne peuvent être remises en cause.

La liturgie de ce dimanche montre comment les voies de Dieu et ses choix dépassent notre entendement et vont souvent à l’encontre de ce que nous aurions choisi ou décidé. Il y a là un appel à l’humilité. Après avoir protégé Jérusalem, Shebna était si sûr de ses entreprises et si fier de ses réalisations qu’il oubliait de faire place à Dieu dans ses propres projets. Par conséquent, il fut rejeté en tant que maître du palais ; et la ville qu’il cherchait à protéger allait subir une destruction plus grande encore, 120 ans plus tard. Paul montre une attitude opposée. Après avoir réfléchi sur le sort d’Israël, il fut conduit à une humble prise de conscience : les plans de Dieu surpassent ce que l’esprit humain peut concevoir ou comprendre. Il en vint ainsi à louer Dieu qui conduit son projet de façon mystérieuse mais salutaire. Pierre et la première communauté chrétienne étaient loin de la perfection. Et pourtant, à cause de leur attachement à Jésus, Dieu en fit les instruments de sa volonté sur la terre. Il les choisit librement ; et c’est gratuitement qu’il leur conféra l’autorité pour discerner sa volonté et pour la mettre en œuvre en « liant et en déliant ». L’enseignement d’aujourd’hui est le suivant : il s’agit de chercher humblement à comprendre les volontés et les choix de Dieu, même s’ils semblent inhabituels voire étranges. Avec le psalmiste, nous pouvons donc proclamer : « Sublime, le Seigneur ! Et il voit les humbles et de loin connaît les superbes. »

ÉCOUTER LA PAROLE DE DIEU

Le thème de ce dimanche nous invite à réfléchir aux choix de Dieu, à ses pensées et à la façon dont il conduit l’univers et les êtres humains. Les lectures nous font prendre conscience que nous ne sommes que des créatures et que nos esprits sont incapables de comprendre pleinement ses volontés et ses choix. Comme nous ne pouvons saisir les motivations de ses décisions et de ses manières d’agir, nous nous étonnons souvent et nous le questionnons en lui demandant pourquoi ceci est arrivé plutôt que cela. Les décisions et les choix de Dieu sont au-delà de nos capacités humaines de compréhension parce que, étant ce que nous sommes, nous avons tendance à expliquer ses voies en utilisant notre intelligence limitée et nos sens. Regardons quelques exemples de ces choix dans l’histoire de l’humanité, et essayons de voir ce que nous pouvons en apprendre.

D’abord, le Seigneur a élu le peuple d’Israël comme sa part de choix parmi les nations (cf. Dt 7, 6). Nous pouvons nous demander pourquoi Dieu, le créateur de tous les êtres humains, a choisi les Israélites et pas une autre nation pour devenir son peuple. Qu’avaient-ils donc fait pour gagner ainsi le cœur de Dieu ? La réponse est précisément qu’ils n’avaient rien fait en ce sens. C’était le choix de Dieu de les élire et de faire ainsi parvenir son amour miséricordieux à toutes les nations par leur intermédiaire. En tant que chrétiens et chrétiennes, nous ne comprenons pas totalement la pensée du Seigneur. Nous nous interrogeons sur son autorité et sur les lois qui président à son action. Pourquoi un Dieu aimant devrait-il envoyer la pluie et faire briller son soleil sur les méchants qui nient sans cesse son nom et font souffrir ses enfants ? La raison en est qu’il suit ses propres voies qui ne sont pas les nôtres. Nous pourrions spéculer sur ce qui arriverait si Dieu était influencé par les mêmes sentiments et les mêmes humeurs que nous - il se pourrait que, certains jours, il décide par caprice de nous priver d’oxygène et de lumière. Tout en acceptant nos limites qui nous rendent humbles, nous devrions être reconnaissants à Dieu pour sa constance à nous procurer ce qui est nécessaire à notre vie. Nous rendons grâce à Dieu pour son amour fidèle qui se poursuit à jamais.

Ensuite, Dieu choisit des leaders terrestres pour leur conférer une autorité. Dans la première lecture et l’Évangile, nous entendons qu’il désigne des responsables pour gouverner son peuple avec équité et justice. C’était dans sa pensée d’élire Pierre, un homme imparfait, pour être à la tête de la communauté. En tant que catholiques, nous croyons que les ministères dans l’Église ont été institués par le Christ lui-même. En tant que chrétiens et chrétiennes, nous avons le devoir de prier pour ceux qui nous gouvernent en ce monde (cf. 1 Tim 2, 1-3), afin que Dieu inspire leurs décisions et leurs choix dans le sens du bien commun. Le pape François a très justement demandé de prier pour lui, afin qu’il puisse conduire le peuple de Dieu dans la vérité. Mais chacun et chacune d’entre nous est aussi appelé/e à s’acquitter au mieux des charges et des devoirs qui lui ont été confiés, à commencer par la maison et la communauté. En tant que père ou mère de famille, en tant que responsable d’Église, dans les Petites Communautés Chrétiennes, au niveau de la paroisse ou même en tant que responsable social ou politique, nous devons conduire le peuple de Dieu avec un amour et une justice inébranlables.

Enfin, la liberté de choix de Dieu requiert une réponse active de notre part. Nous devrions toujours chercher à comprendre Sa volonté sur nos vies, afin d’être en mesure de coopérer à ses desseins pour nous et pour le monde. Dieu vous choisit et il me choisit pour être vivants aujourd’hui. Cela ne relève ni du hasard ni de la coïncidence si nous sommes ici ; notre vie est le fruit de l’amour indéfectible et du libre choix de Dieu. Pour mieux comprendre sa volonté pour nous, nous devons approfondir notre foi en Jésus, apprendre à mieux le connaître et le laisser inspirer nos pensées et par là nous aider à faire des choix fondamentaux qui nous conduiront à la vie éternelle. Si nous laissons le Saint-Esprit nous éclairer dans nos prises de décision, nous serons bénis comme l’a été Pierre. Alors nous pourrons dire avec le psalmiste : « Le jour où j’ai crié, tu m’exauças. »

ProverbE

« Celui qui se prend pour un leader et n’a personne pour le suivre, est seulement en train de faire une promenade » 

(Proverbe africain).

AGIR

S’examiner :

Qui est Jésus pour moi ? Est-ce que je confesse quotidiennement ma foi en Jésus Christ ?

 

Répondre à Dieu :

Je m’engage personnellement envers Dieu à laisser le Saint-Esprit inspirer mes décisions, mes actions et mes choix tout au long de cette semaine.

 

Répondre au monde :

Comme façon de répondre au monde, je décide de toujours respecter les responsables de l’Église et de la société civile, et de prier pour eux.

En tant que groupe, pensons à une action qui nous permettrait de répondre au mieux à la Parole de Dieu dans notre monde contemporain en organisant, par exemple, un atelier sur la formation des responsables ecclésiaux.

PRIER

Seigneur, notre Dieu, nous louons et glorifions ton Saint Nom. Nous reconnaissons que tes voies ne sont pas nos voies, que tes choix ne sont pas les nôtres. Ta sagesse et ta science surpassent notre intelligence limitée. Nous te demandons d’inspirer nos pensées et nos esprits pour que les décisions que nous prenons, les choix que nous faisons soient guidés par toi et nous conduisent à la vie éternelle. Donne-nous la force de confesser jour après jour ton Fils Jésus Christ, notre Seigneur et notre Sauveur, et de lui rendre témoignage. Nous te le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

 

 

 

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Textes bibliques reproduits avec l’accord de l’AELF - www.aelf.org

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